Sarkozy adresse des messages à Wauquiez et Macron

Samedi 11 Novembre 2017

LE SCAN POLITIQUE - Deux rendez-vous, deux messages… voire deux mises en garde. En quarante-huit heures l'ancien président de la République s'est fendu de plusieurs déclarations remarquées à l'attention de Laurent Wauquiez et d'Emmanuel Macron.

Vendredi, Nicolas Sarkozy remettait la légion d'honneur à Valérie Debord, adjointe au maire de Nancy, qui fut à un moment porte-parole de l'UMP. Saluant sa «fidélité» alors que Valérie Debord et son compagnon Sébastien Huyghes ont toujours été à ses côtés, l'ancien président s'est aussi fendu d'un message d'unité et de rassemblement… à un mois de l'élection du nouveau patron des Républicains.

La stratégie de Wauquiez pour rassembler la droite

 

«Celui qui ne rassemble pas, qui pense qu'une famille politique c'est une secte, ne peut pas défendre ses convictions», a-t-il expliqué au cours de son discours. Avant d'ajouter: «La famille, ça ne marche pas à tous les coups, mais on a besoin de la famille pour vivre». Officiellement, explique l'entourage de Nicolas Sarkozy, il n'y aurait aucun message à l'attention de Laurent Wauquiez mais davantage la réitération de son engagement politique envers sa famille. «Ça n'enlève rien à son soutien à Laurent Wauquiez, qui a sa confiance et qu'il juge le mieux placé pour gagner», explique un sarkozyste.

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Pour autant, le discours de Nicolas Sarkozy valait quand même message à l'attention de Laurent Wauquiez après l'exclusion des Constructifs, surtout quand l'ex-président demeure le responsable politique préféré des sympathisants de son parti selon une étude Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. En privé, «Nicolas Sarkozy est inquiet», confie un proche de l'ex-chef de l'Etat. «Ce n'est pas son état d'esprit ce rétrécissement et cette incapacité à s'ouvrir. Il avait conseillé à Laurent Wauquiez la tenue d'un conseil national après son élection au cours duquel il aurait proposé à Edouard Philippe de venir, de lui proposer de s'exprimer et qu'il y ait ensuite un vote». Cette solution n'a pas été retenue et les Constructifs ont été exclus des Républicains le 31 octobre. «Nicolas Sarkozy, lui, a toujours affronté les chiraquiens, les juppéistes. Il ne s'est pas planqué», raconte encore un sarkozyste. D'où la tonalité du discours de vendredi à Nancy. De nombreux sarkozystes n'ont pas non plus apprécié que le directeur de campagne de Laurent Wauquiez soit Geoffroy Didier  qui après avoir revendiqué de faire vivre la sensibilité sarkozyste au sein du parti avait choisi de soutenir Alain Juppé pendant la primaire.


Le Redacteur