Dans la coalition BBY se retrouvent comme par magie presque tous les partis nés de l’éclatement du parti socialiste, un paradoxe, selon l’ancien Ministre de l’environnement. Et au moment où les libéraux parlent des retrouvailles de la famille libérale, peut-on rêver un jour voir les socialistes se retrouver ? Pour M. Touré, « c’est plus qu’un rêve, ça doit être plus qu’un rêve c’est un devoir incontournable. Un socialiste ne peut pas ne pas vouloir l’unité, ne peut pas ne pas vouloir le rassemblement, c’est propre au socialisme. On ne peut pas dire qu’on est pour le bonheur des gens, qu’on est pour une société de progrès sur la base des valeurs de solidarité, de partage et de justice sociale et qu’on ne veuille pas être avec les autres. Nous sommes tous actuellement au sein de BBY et ceux qui n’y sont pas apportent leurs soutien au président Sall. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que voilà un homme politique qui a eu le tact, le talent et beaucoup de doigté pour nous mettre tous ensemble, alors que nous ne l’avons pas réussi entre nous. Quand bien même, nous sommes tous plus âgé que lui et c’est là aussi un autre paradoxe. S’il a réussi c’est parce que quelque part il incarne des valeurs d’éducation de notre pays, des valeurs de comportement. Je sais qu’il a des rapports de qualité avec chacun d’entre nous, qu’il soigne avec beaucoup de délicatesse. Personnellement je lui en suis gré. Cela veut dire que nous même, nous devons avoir un peu plus d’humilité pour reconnaître que c’est possible d’être ensemble. Si nous avons pu être ensemble auprès de quelqu’un, c’est possible que nous soyons ensemble. En tout cas moi je suis prêt. Mais il faut revenir à plus d’humilité, à plus de tolérance entre nous, nous écouter et voir ce que nous pouvons faire ensemble. Cependant moi je n’ai pas le profil pour initier une telle mission, il faut être honnête, il y a des noms qui sont chargés. Mais si nous réussissons à faire en sorte que ceux qui partagent le même idéal de progrès de justice et de solidarité se retrouvent, nous aurons au moins réussi à réduire de beaucoup le nombre de partis politiques » Sur ce qui se passe actuellement au PS « j’en suis attristé. Je ne suis pas sûr que le parti socialiste gagne dans cette dernière secousse à laquelle, il fait face, mais bon l’histoire nous dira. »