Deux jours après la prise de contrôle des rues de la capitale par l'armée, le vice-président Emmerson Mnangagwa est revenu dans le pays, qu'il avait quitté le 6 novembre après son limogeage par Robert Mugabe. Ce dernier a été relâché par l'armée mais pourrait faire l'objet d'une tentative d'éviction par son parti.
Après la prise de contrôle des rues de la capitale zimbabwéenne par l'armée, mercredi, la situation reste instable dans le pays. Le président nonagénaire Robert Mugabe pourrait faire face à une procédure de destitution menée par le parti au pouvoir. Il a fait sa première apparition publique vendredi depuis le début de la crise.
l'armée intervient, le président Robert Mugabe détenu chez lui
Le président Robert Mugabe semble déterminé à s'accrocher au pouvoir. Placé en résidence surveillée dans la nuit de mardi à mercredi, le chef de l'État a rencontré pour la première fois, jeudi, le chef de l'armée, le général Constantino Chiwenga, au siège de la présidence. «Nous sommes actuellement en discussion avec le commandant en chef», à savoir, le président Robert Mugabe, «sur la prochaine étape et nous vous informerons de l'issue des ces discussions dès que possible», a affirmé l'armée. «Entretemps, nous appelons la nation à rester patiente et pacifique le temps que nous menions notre opération.»